l'hymne a l'amour

Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer
Et la terre peut bien s'écrouler
Peu m'importe si tu m'aimes
Je me fous du monde entier
Tant qu'l'amour inond'ra mes matins
Tant que mon corps frémira sous tes mains
Peu m'importent les problèmes
Mon amour puisque tu m'aimes

J'irais jusqu'au bout du monde
Je me ferais teindre en blonde
Si tu me le demandais
J'irais décrocher la lune
J'irais voler la fortune
Si tu me le demandais

Je renierais ma patrie
Je renierais mes amis
Si tu me le demandais
On peut bien rire de moi
Je ferais n'importe quoi
Si tu me le demandais

Si un jour la vie t'arrache à moi
Si tu meurs que tu sois loin de moi
Peu m'importe si tu m'aimes
Car moi je mourrai aussi
Nous aurons pour nous l'éternité
Dans le bleu de toute l'immensité
Dans le ciel plus de problèmes
Mon amour crois-tu qu'on s'aime
Dieu réunit ceux qui s'aiment

# Posted on Saturday, 10 March 2007 at 1:18 PM

la vie en rose

Des yeux qui font baisser les miens
Un rire qui se perd sur sa bouche
Voilà le portrait sans retouche
De l'homme auquel j'appartiens

{Refrain:}
Quand il me prend dans ses bras,
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose,
Il me dit des mots d'amour
Des mots de tous les jours,
Et ça m'fait quelque chose
Il est entré dans mon c½ur,
Une part de bonheur
Dont je connais la cause,
C'est lui pour moi,
Moi pour lui dans la vie
Il me l'a dit, l'a juré
Pour la vie
Et dès que je l'aperçois
Alors je sens en moi
Mon c½ur qui bat

Des nuits d'amour à plus finir
Un grand bonheur qui prend sa place
Des ennuis, des chagrins s'effacent
Heureux, heureux à en mourir

{au Refrain}



{Nota: variante pour le dernier couplet:}

Des nuits d'amour à en mourir
Un grand bonheur qui prend sa place
Les ennuis, les chagrins s'effacent
Heureux, heureux pour mon plaisir

# Posted on Saturday, 10 March 2007 at 1:14 PM

Edited on Friday, 23 March 2007 at 10:39 AM

l'accordeoniste

La fille de joie est belle
Au coin de la rue Labas
Elle a une clientèle
Qui lui remplit son bas
Quand son boulot s'achève
Elle s'en va à son tour
Chercher un peu de rêve
Dans un bal du faubourg
Son homme est un artiste
C'est un drôle de petit gars
Un accordéoniste
Qui sait jouer la java

Elle écoute la java
Mais elle ne la danse pas
Elle ne regarde même pas la piste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux
Et les doigts secs et longs de l'artiste
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de chanter
C'est physique
Tout son être est tendu
Son souffle est suspendu
C'est une vraie tordue de la musique

La fille de joie est triste
Au coin de la rue Labas
Son accordéoniste
Il est parti soldat
Quand y reviendra de la guerre
Ils prendront une maison
Elle sera la caissière
Et lui, sera le patron
Que la vie sera belle
Ils seront de vrais pachas
Et tous les soirs pour elle
Il jouera la java

Elle écoute la java
Qu'elle fredonne tout bas
Elle revoit son accordéoniste
Et ses yeux amoureux
Suivent le jeu nerveux
Et les doigts secs et longs de l'artiste
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de chanter
C'est physique
Tout son être est tendu
Son souffle est suspendu
C'est une vraie tordue de la musique

La fille de joie est seule
Au coin de la rue Labas
Les filles qui font la gueule
Les hommes n'en veulent pas
Et tant pis si elle crève
Son homme ne reviendra plus
Adieux tous les beaux rêves
Sa vie, elle est foutue
Pourtant ses jambes tristes
L'emmènent au boui-boui
Où y a un autre artiste
Qui joue toute la nuit

Elle écoute la java...
... elle entend la java
... elle a fermé les yeux
... et les doigts secs et nerveux ...
Ça lui rentre dans la peau
Par le bas, par le haut
Elle a envie de gueuler
C'est physique
Alors pour oublier
Elle s'est mise à danser, à tourner
Au son de la musique...

...
ARRÊTEZ !
Arrêtez la musique ! ...

# Posted on Saturday, 10 March 2007 at 1:10 PM

sa vie son histoire

sa vie son histoire
Biographie de la môme

La légende veut qu'Édith Piaf soit née sous un lampadaire, au 72 rue de Belleville à Paris 20°. En fait, elle est sans doute née à l'hôpital Tenon, près de la porte de Bagnolet, un 19 décembre 1915. La vie d'artiste, Édith l'a dans le sang : son père Louis Alphonse Gassion, (né à Castillon, Calvados, le 10 mai 1881), parti à la guerre, est contorsionniste, sa mère Annetta Maillard (1895 – 1945), d'origine italo-kabyle, est chanteuse de rue. Édith est confiée à sa grand-mère maternelle, originaire de Kabylie, Aïcha Saïd Ben Mohammed (1876 – 1930) dans les premières années de sa vie[1]. Deux ans plus tard, son père confie Édith à sa grand-mère paternelle qui l'éduque, elle tient une maison close à Bernay en Normandie... Mais après la guerre, son père, engagé dans un cirque, la reprend sous son aile. Édith a eu une fille nommée Marcelle décédée d'une méningite à l'âge de deux ans.

C'est pour aider son père au cirque que la jeune Édith commence à pousser la chansonnette. Elle débute sa carrière dans la rue avec un répertoire de chansons populaires. En 1935, elle rencontre Louis Leplée, gérant d'un cabaret chic, « Le Gerny's », situé sur l'avenue des Champs-Élysées, qui l'invite à chanter quelques titres. Le nom de Môme Moineau étant déjà pris, Leplée renomme Édith « la Môme Piaf » parce qu'elle est petite et chante « Comme un moineau » avec une voix remarquable. En 1936, elle signe chez Polydor et enregistre son premier disque Les Mômes de la cloche.

Le meurtre de Louis Leplée à son domicile, par une bande de jeunes gens de Pigalle que fréquentait Édith Piaf, manque de mettre un terme à sa carrière. Les portes se referment devant elle, elle se voit contrainte de courir les petits théâtres de province pour survivre. Le compositeur Raymond Asso, auteur de Mon légionnaire et Le Fanion de la Légion, créés par Marie Dubas en 1935 mais que Piaf reprend début 1937, devient son Pygmalion en plus de son amant. C'est lui qui lui apprend à travailler sa voix et qui la force à couper avec ses anciennes fréquentations. En mars 1937, Édith débute dans le grand music-hall parisien, l'ABC.

Jean Cocteau écrit pour elle la pièce qui fut le succès de 1940, Le Bel Indifférent. Après cela, elle est engagée pour le film Montmartre sur scène de Georges Lacombe. Pendant la guerre, Édith Piaf chante dans les clubs et music-halls. Après la guerre, elle écrit La Vie en rose — sa chanson la plus célèbre — puis apparaît et travaille fréquemment à la Comédie-Française.

À la Libération, Édith Piaf fait partie des nombreuses artistes à qui l'on reprochera de n'avoir pas cessé de chanter pendant l'Occupation sans que l'on puisse dire, pourtant, qu'elle se soit véritablement compromise avec l'occupant.

Dans les années 1950, Piaf était célèbre dans de nombreux pays ; le public américain lui fait un triomphe en 1956 au Carnegie Hall à New York ; et elle y retourna très souvent par la suite.

Elle fut soutenue et accompagnée par Marguerite Monnot, pianiste virtuose qui composa notamment les musiques de Mon légionnaire, de L'Hymne à l'amour, de Milord et des Amants d'un jour.

En 1951, le jeune auteur-compositeur Charles Aznavour devient son « homme-à-tout-faire », secrétaire, chauffeur et confident.

L'Olympia de Paris est la salle de concert qui a parfait sa réputation et où, quelques mois avant sa mort, elle a donné un de ses concerts les plus mémorables, en ayant du mal à se tenir debout. Début 1963, Piaf a enregistré sa dernière chanson L'Homme de Berlin.

Édith Piaf eut plusieurs relations sentimentales, notamment avec Yves Montand et Marcel Cerdan. Les détails de sa biographie restent souvent difficiles à éclaircir, car elle les exagérait souvent elle-même ; ainsi, elle racontait qu'elle avait été aveugle un certain temps dans son enfance, alors que sa maladie des yeux, certes grave, ne l'empêcha pas de voir. Elle a eu un seul enfant, une fille, Marcelle, morte à l'âge de deux ans en 1935 et dont le père s'appelait Louis Dupont.
La tombe d'Édith Piaf
La tombe d'Édith Piaf

Lors d'une tournée à New York au début 1948, Marcel Cerdan devient son amant ; cet amour sera sans doute le plus fort dans toute la vie de Piaf. Hélas, alors qu'il venait la rejoindre, Cerdan meurt le 28 octobre 1949 dans un accident d'avion qui assurait la liaison Paris-New York. Avec son cortège consécutif de maladies et d'accidents, ce drame va changer la vie d'Édith Piaf en la faisant basculer dans la drogue. Elle aura des difficultés à se passer de morphine.

Elle épousera le 29 juillet 1952, un célèbre auteur outre-Manche, Jacques Pills (avec pour témoin Marlene Dietrich), mais le quittera en 1956.

Elle commence, en 1953, une cure de désintoxication puis enchaîne ses voyages et ses tournées à Paris, New York, Mexico, Rio, etc.

Elle rencontre Georges Moustaki (Jo) qui deviendra son amant et qu'elle lancera dans la chanson. Ils auront un grave accident de voiture en 1958, ce qui ne fera qu'empirer son état de santé et sa dépendance à la morphine. Avec Jo, elle enregistrera Milord, titre qui rencontrera un énorme succès.

En 1959, Édith s'effondre sur scène durant une nouvelle tournée à New York, elle subira de nombreuses opérations chirurgicales et reviendra à Paris en piteux état mais sans Moustaki (qui l'aura quittée entre-temps). Pourtant, les concerts continueront.

Elle tombe amoureuse de Théo Sarapo, chanteur de 20 ans son cadet, et l'épouse le 9 octobre 1962. Épuisée, malade et droguée, Édith Piaf déclarera qu'elle a parfois l'impression que son jeune époux est en fait « un fils qui veille sa vieille mère malade ». Ils chanteront ensemble le duo À quoi ça sert l'amour.

Édith Piaf meurt dans les Alpes-Maritimes le 10 octobre 1963. Son corps fut transféré à Paris dans la discrétion et on n'annoncera sa mort que le 11 octobre, jour de la mort de Jean Cocteau. Elle fut enterrée au cimetière du Père Lachaise à Paris devant une foule immense. Aujourd'hui, sa tombe reste l'une des plus visitées par les touristes du monde entier.

Personnalité hors du commun, elle reste la chanteuse française la plus renommée dans le monde et aura lancé de nombreux hommes avec succès dans la chanson. Un musée lui a été dédié, le Musée Édith Piaf.

# Posted on Saturday, 10 March 2007 at 1:07 PM

Edited on Thursday, 26 April 2007 at 2:10 PM