le rendez vous

Ils étaient trois au rendez-vous
Qui se regardaient, les yeux fous.
Ils étaient trois au coin de la rue
Mais l'un n'était pas attendu.
Ils étaient trois qui savaient bien
Que l'un d'eux tenait dans sa main
De quoi faire d'un ciel de mai
Un ciel de deuil à tout jamais.

Un de trop...
En ce court moment
Où un nouveau roman
D'un autre prend la place,
Un de trop...
Qu'un seul bras étendu
Peut laisser étendu
Parmi les gens qui passent.

Ils étaient trois au rendez-vous
Qui se regardaient, les yeux fous.
Ils étaient trois qui savaient bien
Que tout tenait dans une main.

"Comme je l'aimais...
Comme elle m'aimait...
Que de belles heures..."
Songeait celui qui venait du passé.
"Comme je l'aime...
Et comme elle m'aime...
Cela vaut bien qu'on meure..."
Songeait celui qui l'avait remplacé,
Mais elle... Mais elle...
A quoi songeait-elle,
En cet instant où tout peut s'effacer ?

Ils étaient trois au rendez-vous
Qui se regardaient, les yeux fous.
Ils étaient trois au coin de la rue,
Mais l'un n'était pas attendu.

Et celui-là savait très bien
Que le passé n'y pouvait rien,
Que l'avenir est le plus fort,
Plus fort que tout et que la mort.

Et soudain... le bras s'est baissé.
Qui pouvait arrêter
Un amour près de naître ?
Le bonheur peut encore danser
Et cette vie chanter,
Qui pouvait ne plus être...

Ils étaient deux au rendez-vous
Qui s'en allaient heureux et fous
Vers leur soleil sans voir celui
Qui revenait seul dans sa nuit...

# Posté le mercredi 25 avril 2007 11:51

emporte-moi

A Paris, la nuit, Pigalle s'illumine.
Les clients des bars ont des mauvaises mines.
Sous les lampes crues,
Les sourires se fardent.
Dans un coin, éperdus,
Deux amants se regardent.

Emporte-moi bien loin, bien loin d'ici.
Emporte-moi là-bas, dans ton pays.
Arrache-moi de ce monde où je vis.
Emporte-moi bien loin, bien loin d'ici...

A Paris, la nuit, les c½urs vieillissent vite.
Sur le seuil des bars, des lèvres vous invitent.
Sous les lampes crues,
Des souvenirs grimacent.
Dans un coin, éperdus
Nos deux amants s'enlacent.

Emporte-moi bien loin, bien loin d'ici.
Emporte-moi là-bas, dans ton pays.
Arrache-moi de ce monde où je vis.
Emporte-moi bien loin, bien loin d'ici...

Au petit matin, le ciel devient tout rose.
Le quartier s'éteint, c'est l'heure où l'on arrose.
Au dernier bistrot,
Le patron fait la gueule.
Une femme au bar chantonne toute seule.

La-la-la...
Emporte-moi bien loin, bien loin d'ici...

# Posté le mercredi 25 avril 2007 11:47

sa renaissance

sa renaissance
Grâce à Raymond Asso, rencontré quelques temps plus tôt, Piaf sort de la galère. Il lui fait enregistrer en janvier 1937 le titre Mon légionnaire. Raymond et Edith deviennent amants. Plus question alors pour elle de vivre une vie de débauchée. Un seul mot: le travail Et le travail paye. L'ABC accueille la chanteuse sous son nouveau nom de scène: Edith Piaf. Elle côtoie les Mireille et les Trenet, tourne dans toute l'Europe. La guerre sépare Raymond et Edith, et celle-ci se jette dans les bras d'un débutant, Paul Meurisse, puis le quitte pour Michel Emer, qui lui écrit L'accordéoniste et Le disque usé.

# Posté le mercredi 25 avril 2007 11:35

ses debut

ses debut
Un soir de 1935, elle fait la connaissance de Louis Leplée, gérant du Gerny's, un établissement de spectacle très en vogue à l'époque. Séduit par la jeune femme, il l'invite à chanter quelques titres chez lui, dont Les mômes de la cloche de Scotto.
C'est aussi Leplée qui trouve à Edith son surnom de Môme Piaf, afin d'illustrer la petite taille de la chanteuse.

# Posté le mercredi 25 avril 2007 11:34

l'enfance d'edith piaf

l'enfance d'edith piaf
La légende veut qu'Edith Giovanna Gassion, son vrai nom, soit née sur le trottoir du 72 rue de Belleville à Paris, plus précisément sur la pèlerine d'un policier, le 19 décembre 1915. En réalité, elle semble plutôt avoir vu le jour à l'hôpital Tenon, mais il n'en faut pas plus pour que colle à la peau d'Edith cette image "populo". Edith a la vie d'artiste dans le sang: son père Louis, qui est à la guerre, est contorsionniste, et sa mère Anita, d'origine italo-kabyle, est chanteuse de rue. Edith grandit entre ses deux grands-mères, dont l'une tient un bordel dans l'Eure, à Bernay. Puis après la guerre, son père, engagé dans un cirque itinérant, embarque sa fille avec lui. Trottoir, cirque, chanson, bordel, quelle singulière enfance !

# Posté le mercredi 25 avril 2007 11:32